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Le junior entre âges et sexes – Oser le lien intergénérationnel / intergenre

29 mar 2011 Publié par Yves REMY dans Conseils pratiques

 

Pour une meilleure entente entre jeunes et adultes

  

A l’adojeunesse, le lien avec les adultes, comme avec les semblables des deux sexes, ne va pas de soi. De même, il n’est pas toujours aisé, pour les aînés, de trouver le « juste ton » avec les juniors. L’adulte est alors censé avoir l’autorité, l’expérience, le savoir légitimes ; le jeune est susceptible d’obéir, apprendre, de mûrir. Ce qui occasionne maints heurts entre fratrie, élèves, jeunes actifs, et parents, enseignants, hiérarchie professionnelle. Les jeunes hommes ont bien souvent, entre homologues, des rapports très axés sur la force, l’intimidation, le pouvoir, la domination de prestige et prestance. Entre filles, rivalités, jalousies, envies, ne manquent pas. Entre les deux sexes prévalent, encore fréquemment, l’aporie de la séduction : amour – haine, attraction – répulsion. Naturellement, les relations jeunes – adultes, et adultes – jeunes, peuvent être, tout autant, harmonieuses, et réciproquement enrichissantes. Le vécu entre garçons peut reposer sur l’égalité, le respect mutuels des jeunes protagonistes. Entre filles, concorde, coopération, peuvent l’emporter. Enfin, entre filles et garçons juniors, amours comme amitiés peuvent fort bien être sincères, en complétude, pleine satisfaction des partenaires. Mais, très globalement, les liens relationnels entre les générations, comme au sein même de la jeunesse, entre les semblables de même sexe, comme de sexes différents, ne sont pas faciles, et même souvent conflictuels. Que faire ? L’adulte pèche souvent par excès ou défaut, à l’égard du jeune. Il s’agit de bien se garder de tous laxisme, complaisance, démagogie, comme des autoritarismes, rigidités, et dévalorisations. Tout en étant ferme et exigeant sur l’essentiel, l’on sera compréhensif, encourageant, pour soutenir et motiver. La porte sera toujours ouverte aux échanges, dialogues et conseils, dans le plein respect de la personnalité de chacun. Les jeunes, face à leurs aînés, auront tendance à être radicaux, oppositionnels, par principe, ou trop suivistes, passifs, dépendants, et attentistes. Tout en étant fort attentifs à tout ce que les enseignements de leurs anciens peuvent leur apporter, les juniors affirmeront leurs choix, voie, spécificités propres, en toute liberté, totale souveraineté.

 

Une nouvelle génération en harmonie avec elle-même

 

En définitive, les rapports humains entre jeunes de la même génération ne seront guère plus aisés qu’entre sujets de classes d’âges différentes. Que ce soit entre les juniors de même sexe, ou différent, en relations d’études, de travail, camaraderie, d’amitié et amour. Entre eux, les garçons se garderont toujours des « combats de coqs » et dominations pseudoviriles. Ils serviront l’idéal de collaboration, l’union pacifique, mais non la brutalité faisant la force. Les filles cesseront de se juger, comparer, sans répit, en compétition hostile vaine, stérile. Regarder, ensemble, dans la même direction, n’est pas déshonneur, mais vertu. Mais, le mode adojuvénile relationnel le plus « épineux » est le lien entre les sexes. Même après quatre décennies de soi-disant « révolution sexuelle ». Les garçons, surtout, ont encore du mal à concevoir l’amitié désintéressée avec les filles. Ils ne voient encore que le côté sexuel et amoureux de la chose. Même en amitié authentique, le mâle aura tendance à vouloir dominer, et la femelle à manipuler. En sexualité et amour, ignorances, incompréhensions, malentendus réciproques subsistent, ce exactement comme pour les générations antérieures. La volonté captative toisera souvent l’esprit oblatif. Puisque l’amitié gratuite entre gars et filles existe, les jeunes apprendront à mieux la cultiver. Si l’amitié monosexuelle est riche, celle plurisexuelle, complémentaire, l’est d’autant plus. En matière amoureuse et sexuelle, la pleine (re)connaissance, le respect total, l’acceptation inconditionnelle mutuels du ou de la partenaire sont capitaux. En toute liberté, sans nulle emprise uni ou bilatérale. Les garçons tiendront bien compte des spécificités féminines, les filles, des particularismes masculins. Les différences, différends ne seront ni niés, ni exaltés. Les convergences seront mises à profit, les désaccords aplanis, si possible. Les deux sexes sont faits pour s’entendre, non en compromission, mais belles concessions, bons compromis.

 

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